Lycée Takari
Bienvenue au Lycée Takari !

Ici, en ces lieux autrefois ravager par une guerre sanglante et sans précédent qui furent bien heureusement sauver par un homme au courage et aux valeurs d'acier. Désormais devenu populaire, c'est sur ces terres que fut construit la fierté de la ville: Le Lycée Takari. Venez donc vivre l'aventure d'un lieu ayant encore tant de mystère à résoudre sur les raisons même de cette guerre devenue historique, dans ces lieux calmes et prospèrent qu'offre ce Lycée.


Un Lycée où chaque histoire est intéressante
 
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 I never said you have to be PERFECT. [Emi Keiko]

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Firo Hare
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MessageSujet: I never said you have to be PERFECT. [Emi Keiko]   Lun 15 Oct - 17:24



La monture des besicles roda ses mèches brûlées qui brimbalaient comme une nuée de flammes.
Le cadrant de la montre suspendue à son poignet indiquait, dans sa torpeur erronée, l’amorce d’un après-midi chronophage, et chaque martèlement monocorde marquant cette cadence interminable s’étiolait dans son crâne à l’instar d’une dose latente de neurotoxique. Ces secondes apathiques à prendre en filature le rejeton d’un politicien véreux, et à bourlinguer çà et là au travers d’un patelin au cœur duquel le pire qui puisse vous arriver est de vous faire mordre par un écureuil unijambiste en manque de noisettes, lui consumaient les nerfs comme un tison. Palerme et les frasques de la Mafia Sicilienne creusaient sa tête d’une nostalgie corrosive ; il fourcha un index sur la cicatrice lui barrant la joue. Gianni et Mirko, dont les calambours ne soutiraient un rictus qu’aux trublions qu’ils écartelaient, emplissaient les fragments épars de ses souvenirs de môme. La sensation de presser le canon d’une arme contre la tempe ruisselante d’un homme, conjuguée à la fragrance suave du cruor, aussi. Etre contraint d’éluder le sang brut de son régime alimentaire lui vrillait l’estomac. Pour autant, monsieur s’interdisait de mêler sa mère à ses affaires, qu’elles soient anthropophages ou criminelles. Mais…Il s’emmerdait, sérieux. Et même pas l’ombre d’un rongeur à une patte dans les alentours histoire de pimenter d’un iota sa mission de surveillance. Sa seule distraction – si c’en était une – restait cette marche sans fin dans les faubourgs de la city, à garder un œil sur une fillette déployant pour unique passe-temps des heures de flânerie entre coiffeurs et magasins de vêtements à bas prix. Il était passé tellement de fois au sein de ce parc floral qu’il n’avait désormais plus à ôter son regard du carnet en enjambant les badauds vautrés sur l’herbe pour atteindre le large portail qui délimitait la sortie, et se contentait de dépeindre au nid de ses feuillets une série de griffonnages et de paraphrases sur tout un tas de tribulations des plus homériques.

Curieusement, son sixième sens prophétisa rapidement que tout ceci n'allait forcément pas s’étendre en longueur, et notre damoiseau extirpa son museau du bouquin dans l’optique d’aviser la zone rurale. Un sourire retors ourla sa frimousse de mafieux pour s’égrener comme une onde saline sur le girond de son minois, et ses yeux couleur braise se juchèrent sur un tandem d’énergumènes en vêtements moirés qui bivouaquaient gauchement près des grilles. Ces deux échalas s’escrimaient manifestement en vain à s’escamoter aux œillades inquisitrices que pouvaient leur décocher les autochtones du jardin public, et Firo jaugea prestement que le duo ici-bas foirait en conséquence dans l’art de la discrétion. Leurs gesticulations branlantes et réitérées intimèrent au jouvenceau qu’ils n’appartenaient ni à une famille mafieuse, ni au service de gardes du corps qu’une fille de politicien était susceptible de porter pour escorte. Ils étaient probablement de ces voyous à la sauvette qui pullulaient dans le coin récemment : les gosses de riches attirent toujours les petites frappes. Un tressaut bouillonnant lacéra l’échine du mafioso, à l’effigie d’un coutelas entre deux côtes. Comme dirait Hisoka du manga HunterxHunter lors d’une pose plus qu’évocatrice : « arrête de m’exciter ! ». Les phalanges de l’éphèbe craquèrent d’un râle mortifié sous l’hilarité qu’il rossa d’un revers de livre, mais son faciès conserva cette aura stoïque qui le caractérisait lors de ses projets illégaux. Même si ces zigues n’étaient pas fins pour trois pièces, il n’aspirait pas des masses à se faire potentiellement repérer après seulement 300 kilomètres de traque mensuels…Enfin, si, il en crevait d’envie au point d’inconsciemment déchiqueter d’un ongle les notes de son calepin. Néanmoins, espionner mademoiselle prévalait davantage que passer du bon temps en charmante compagnie : en l’occurrence, des morceaux de cervelas bazardés un peu partout dans une rue.

Hiératique, Hare continua de talonner sa cible en calfeutrant l’ouvrage désormais désuet sous son veston de lin, insinuant dans sa contemplation l’écart propice au cinéma burlesque des individus esseulant, comme prévu, leur perchoir de ferraille pour se conglomérer à la foule que déballait le populo. Oh Dear, ce besoin convulsif de s’esclaffer en reluquant le manège des deux vauriens lui contorsionnait les poumons. C’était quoi, cette absence de circonspection ? Ils voulaient lui crocheter le cœur d’un fou rire ? Je vais trépasser, mettez un terme à cette déchéance de l’humanité, susurra l’adonis aux tifs fauve tout en s’accordant une pause pour ne pas y rester. Lui, c’est son paternel qui l’avait initié aux us de la filature, alors qu’il ne savait pas encore tenir droit sur un vélo. Se faire perforer une épaule par quatre balles de Desert Eagle à six ans, c koul. Maintenant, occulter sa présence n’est plus qu’un jeu de lardon : c’est en partie pour ce motif que monseigneur se coltine aujourd’hui les escapades indéfectibles d’une proie particulièrement erratique, flanqué de regrets insondables, en escomptant plus que sur un coup de fil lui sommant de l’abattre d’un parpaing dans la tête. Si encore elle était encline à s’exhiber plus philanthrope qu’un rottweiler dopé à l’héroïne, il n’aurait pas à se courroucer autant. Mains dans les poches, le soldat de Sicile zieuta la dégaine du trio qui se diluait dans une ruelle, et il achoppa son dos au frontispice d’un bâtiment désaffecté.

Une vocifération striant l’asphalte émergea de la venelle clair-obscur et dénota à notre meurtrier que les bandits passaient enfin à l’action. Un second sourire lui distendit finalement les lèvres : contourner ce bref instant de détente après des années de chasteté aurait été bougrement décevant. Son gabarit ténu se tamisa dans l’allée et il se campa d’un bond véloce jusqu’au-dessus des vestiges d’un ample parapet de pierre nimbé de graffitis licencieux, sans évader ses poings des cavités d’étoffe qui les enceignaient. Piqué sur son trône de roche, l’adolescent considéra les agresseurs et leur paquet en jupe : un morceau de chiffon humecté rapportait visiblement que la jeune femme avait été droguée, surement à la kétamine. Amateurs. D’un talon traitre, Firo fit dégringoler un pavé du muret et lorgna les trombines décousues des loubards qui se retournaient tandis qu’il s’éclipsait du mur pour se réceptionner à deux ou trois mètres de leurs pieds charnus.


- Ahha, ronronna le Sicilio-japonais, merci d’avoir retrouvé mon bagage ! Elles n’ont pas leur pareil pour filer à l’anglaise, ces choses-là. Ça gambade toujours dans tous les sens. Il s’avança histoire de récupérer le paquetage à couettes, mais le coude râblé d’un des truands l’obligea à prendre de nouveau de fausses distances.

- Qu’est-ce c’est qu’ce morveux ? S’enquit l’aîné des crapules d’un haussement de sourcil en toisant ce drôle d’interlocuteur de sa hauteur. T’as pas une gueule d’enfant d’cœur, mais tire-toi d’ma vue si t’veux pas pourrir avec la merde au fin-fond des égouts, creuvard.

Quel grand poète…
Un rictus vindicatif élagua la mimique diablotine du métis et, d’un essor, une chaussure se décolla du bitume pour s’heurter puissamment à la trogne du kidnappeur. Le balourd se cambra lourdement en arrière et s’aplatît sur le trottoir dans une cacophonie contrite de carton, de béton et de chair, le tatouage d’une semelle parfaitement amarré le long de ses paupières tuméfiées. Cette identique semelle martela chacun de ses bras d’un piétinement carnassier à lui broyer les os. D’une serre, l’étudiant happa une plaque de fer entreposée au tréfonds d’un container et découpa les globes oculaires de son antagoniste en l’enfonçant toujours plus dans sa boîte crânienne malgré les palabres et les battements du même gibier. Ses doigts menus se maculèrent d’hémoglobine, et notre artiste lapa le rouge avant que le plasma ne puisse coaguler tout en se dérobant au sac de viande qui vomissait ses yeux.


- Tu constateras que j’ai effectivement disparu de ta vue, siffla le membre du club de lecture en arquant un auriculaire sur l’arête nasale - et la peinturlurant par cette occasion d’un sillage andrinople - où paradaient ses lun…attendez. Rembobinage. L’éphèbe inspecta le monticule d’ordures qu’avait renversé l’homme à terre dans sa chute et s’arc-bouta jusqu’à pouvoir faucher d’une griffe sa paire de lunettes complètement ratatinée. Monsieur fit la moue. J’ai encore fichu mes lunettes en l’air. Ça m’apprendra à ne pas les retirer avant de fumer la tronche à quelqu’un. Il traina un coup d’œil sur le cadet de l’aveugle, et mister du complice se carapata aussitôt en se délestant de la jouvencelle anesthésiée nonobstant les clameurs de négation du mafieux.

- Attends, pour une fois que je peux m’amuser depuis que je suis arrivé ici ! Aboya l’estudiantin en ripant aux trousses du fuyard. Il se statufia pourtant au bout de la voie et fit volte-face : le petit jeu avait apparemment assez duré, et l’état dans lequel cuvait sa cible en jupon ne lui permettrait jamais de rejoindre d’elle-même ses locaux à quelques quartiers de l’institut Takari. Tu m’énerves vraiment, rouspéta-t-il. Vitupérant, notre rouquin lyncha sa gorge d’un soupir défait. Il nicha la pensionnaire contre son torse et la convoya jusqu’à son appartement à l’intérieur duquel il se glissa après avoir farfouillé de sacrées minutes dans les affaires de sa valise à souliers, puis l’installa dans les draps chambardés de son lit et quitta sur-le-champ les lieux. Par habitude – qu’il jugea très mauvaise, évidemment – Firo rejoignit le parc floral. Traverser une millième fois ce décor chamarré le complaisait dans ses tourments.
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Emi Keiko
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MessageSujet: Re: I never said you have to be PERFECT. [Emi Keiko]   Mar 16 Oct - 21:31

Spoiler:
 

Il faisait noir, sombre, obscure, elle ne voyait même pas ses mains devant elle.Aucune lumière ne filtrait de l'ouverture clandestine qu'elle avait ouverte quelques secondes auparavant. Si on la surprenait ici, on pourrait bien croire une cambrioleuse. Mais elle n'avait que faire... Après tout, elle avait besoin de ce qu'elle cherchait ici. Par contre, savoir par où commencer serait une toute autre paire de manches. Au moins, elle avait la nuit. Elle avait longtemps inspecté le bâtiment dans lequel elle venait d'entrer par effraction. Il était foulé jour et nuit, les employés étaient toujours les mêmes, le reste n'était que des femmes en tailleur, des hommes en veston-cravate, des mères de famille, des ados sans garde officielle. Ce bâtiment avait été vulgairement appelé ''La Marie''. C'était un bâtiment haustaire qui n'avait rien de réconfortant, ni de très rassurant. C'était un bâtiment fait de marbre, de pierre, aux formes rectangulaires et allongées, un bâtiment où croupissaient pendant des heures des dizaines de travailleurs sociaux chargés de se mêler des fréquentes querelles familiales ou des problèmes que vivaient les familles de la ville. Mais il n'y avait jamais vraiment eu de gros problèmes dans une si jeune ville... Le maire y passait ses journées et ses employés chargés de veiller sur l'administration de la ville. Qu'est-ce qu'Elle faisait là ? Elle seule le savait. Il était certain que depuis son arrivée d'Asoka, les papiers administratifs la concernant avaient étés transférés ici. Par contre, où les chercher ? La jeune fille l'ignorait bel et bien. Elle avait par contre prit note depuis longtemps des allers et retours du gardien de sécurité. C'était un homme de haute stature, qui s'était toujours très bien nourri et adorait les longues siestes et les bouteilles de bière. « Un sympathique papy » en avait-elle résulté la première fois qu'elle l'avait espionné.

La visiteuse examina la pièce où elle se trouvait. C'était un petit bureau carré où travaillait une certaine Mme Ariette Langtis. Un nom provenant de France... Il n'y avait rien de plus que détestait la jeune fille que les noms imprononçables. En japonais, les prénoms et noms des étrangers étaient souvent massacrés et Emi ne pouvait ressentir qu'une certaine pitié pour eux. Et eux tentaient souvent de s'exprimer dans un japonais très accidenté qui la faisait toujours grincer des dents... Cette Ariette Langtis devait très certainement parler anglais ou japonais. Emi s'approcha de son bureau bordélique où traînaient quelques piles de documents qui étaient estampés des mots ''Urgent'' ou ''Dernier rappel'' en japonais et en anglais. Emi prit le premier dossier qu'elle vite et, le mettant au centre du bureau, l'ouvrit et le feuilleta des yeux. Faisant de son mieux pour comprendre le charabia qu'elle lisait, elle tourna les pages, contrariée. Elle le referma très vite, le jeta sur une pile et entreprit de sortir du bureau. La jeune femme ouvrit la lourde porte de bois et sortit sa tête dans l'embrasure: personne. Sortant de la pièce, Emi regarda autour de sa personne.Elle se trouvait dans le couloir Est du rez-de-chaussé. Celui de la gestion financière. Pile là où elle avait prévu atterrir. Elle longea le couloir vers la droite et déboucha dans la salle d'accueil du couloir. Juste devant elle se trouvait le grand hall. Emi s'y dirigea, en ne faisant aucun bruit. Bari, le gardien, s'y trouvait, ses ronflements emplissant la salle. Assis nonchalamment sur une chaise de bois derrière son bureau en acajou, une main sur le ventre et l'autre pendant au-dessus du sol tenant une éternelle bouteille de bière, il dormait et un tracteur même ne le réveillerait pas. Alors Emi n'avait nullement besoin de faire attention, mais mieux valait prévenir que guérir. Elle passa devant le bureau où trônaient un trousseau de clés, quelques papiers et une lampe restée allumée. En empoignant le trousseau sans faire tinter une seule clé, la visiteuse clandestine éteignit la lumière et tapota l'épaule de Bari, reconnaissante. Les ronflements de l'homme continuèrent, résonnant un peu partout dans le hall. S'éloignant vers le grand escalier de marbre au milieu de la pièce, la jeune femme regardait autour d'elle. Encore heureux qu'elle soit venue ici quelques fois, sinon, elle ne saurait pas où chercher.

Emi monta l'escalier en silence, en jetant quelques furtifs coups d’œil vers Bari. Arrivée au sommet, elle soupira. L'escalier comptait en tout une bonne soixantaine de marches qui, quoique très larges, restaient épuisantes à monter. Trois couloirs s'étendaient devant elle. Les papiers administratifs devant se trouver dans l'aile Nord, tout droit, derrière un bureau circulaire où travaillaient habituellement trois secrétaires. Contournant ledit bureau, elle emprunta l'aile Nord, qui regroupait les papiers scolaires et les papiers d'identité de tout les habitants de la ville. Lisant attentivement les inscriptions sur les portes, en japonais heureusement, Emi tomba sur al porte qu'elle cherchait: Recensement des habitants section A. Alors qu'elle allait prendre le trousseau de clé, une voix la fit sursauter:


- Je savais que je te trouverais ici, Keiko.
- Ah oui ? Quel hasard... Bari.

L'homme aux cheveux courts noirs se trouvait à l'entrée de l'aile Nord, sa lampe de poche à la main, sa casquette bien droite sur sa tête joufflue et son uniforme bleu ciel étiré par son gros ventre.

- Laisse moi t'aider, tu partiras plus vite...
- Plus vite les flics au cul? riait la jeune lycéenne.
- Je sais ce que tu cherches... dit-il en se rapprochant. Tu es célèbre, même ici. Tu sais, j'ai vu tout les films de ton père !

Il arriva à sa hauteur, lui prit délicatement le trousseau des mains, farfouilla à travers les clés pour en ressortir une dorée, à l'allure étrange. Il l'enfonça dans la serrure de la porte de bois et la déverrouilla délicatement. Il poussa la porte d'un bras.


- Emi... Entre là-dedans et prends ce qu'il te faut.
- Pourquoi être si gentil, Bari ? se méfia la lycéenne.
- J'adorais ton père. Et c'est un honneur de pouvoir rendre service à sa fille, dit il en entrant, suivit d'Emi.

Emi entra et alluma la lumière. C'était une pièce rectangulaire où se trouvaient de grandes tables en acajou avec différents fauteuils. De gros classeurs étaient alignés le long des murs.


- Tu as de la chance que la ville soit jeune, sinon, ce serait vraiment pas du gâteau ! résonna la voix du gardien.
- Ouais, ouais, maintenant ferme-là et laisse moi chercher, tu veux ? se frustra t-elle.

Elle s'avança vers le premier classeur, un air interrogatif sur le visage. Des lettres étaient écrites sur de petites plaques de métal, fixées sur le devant des tiroirs des classeurs. Emi les caressa des doigts, incertaine de la manière de commencer.


- C'est classé par la première lettre du nom de famille, précisa Bari, voyant la confusion dans l'expression de la jeune fille aux cheveux aussi noirs que lui.

Emi chercha la lettre ''K'' parmi les plaques. Pour le moment, il n'y avait que ''A-E'', ''F-J'', puis elle trouva finalement ce qu'elle cherchait: ''K-O'' Elle l'ouvrit et farfouilla les dossiers, pour repérer son nom. Cela lui prit un moment, quelques minutes, tout au plus, et elle tomba finalement sur son but. Un dossier marqué d'un autocollant où était écrit ''Keiko, Emi'' tomba devant ses yeux. La jeune fille sourit, victorieuse, le prit et le mit soigneusement sur une table et l'ouvrit. La première feuille était sa fiche d'identité, où était retenue par un trombone une photo d'elle. Emi referma avec émotion son dossier, se retourna et referma le tiroir qu'elle avait ouvert quelques minutes auparavant. Elle fit signe au gardien et sortit avec Bari. Celui-ci verrouilla la porte et ils retournèrent dans le hall, en parlant distraitement.


- Ça te suffira ? Il devrait avoir toutes les réponses à tes questions là-dedans.
- Ouais, ça devrait aller...

Bari s'avança vers les portes de la marie, les déverrouilla et laissa la jeune fille sortir au frais, dehors.

- Je n'ai pas l'habitude de dire ça, mais... merci, Bari, soupira t-elle, froidement.
- De rien, Emi Keiko. Allez, rentre au lycée,avant qu'on ne t'aperçoives, dit Bari, en lui décochant un clin d'oeil.

Emi dévala les marches et reprit la direction du lycée. Elle regarda sa montre de gousset qu'elle emmenait parfois avec elle: il n'était que 2 heures du matin. La jeune fille célèbre aimait bien marcher dans les rues d'une ville, la nuit. La température y était assez fraîche, mais elle aimait être seule avec ses pensées dans la pénombre. Son dossier entre les mains, elle entra dans le lycée par une fenêtre et se dirigea vers les dortoirs. Elle entra dans la chambre qu'elle partageait avec les autre ''petites connasses'' comme elle aimait les appeler. En silence, elle se dévêtit, se coula dans ses couvertures et mit son dossier sur sa table de nuit, inquiète. Demain, elle pourrait le regarder à loisir, peut-être dans le parc... Elle verrait bien. La nuit passa très vite, et vers 10h30 du matin, Emi ouvrit à nouveau les yeux. Le soleil entrait par les fenêtres de la chambre et les lits défaits des autres filles lui indiquaient qu'elles étaient toutes réveillées. S'étirant longuement, assise dans son lit, elle bailla et entreprit de s'habiller. Sa robe préférée devrait suffir, aujourd'hui. Fin prête, elle sortit de la chambre, son sac sur l'épaule, son dossier à la main, descendit au salon, puis sortit de son dortoir. Elle se dirigea vers la ville. Elle avait besoin d'une copieuse journée de détente, aujourd'hui.

Emi se dirigea dans un petit café, commanda un petit chocolat chaud et quelques pâtisseries à la gelée de fraise. Elle sortit du bâtiment, son petit-déjeuner à la main, et se dirigea vers le parc floral, quelques centaines de mètres plus loin. Le soleil brillait, le ciel était bien dégagé, un léger vent chaud la réchauffait. Elle entra par le portail et alla s'asseoir sur un banc, autour d'une fontaine et de quelques plantes et fleurs de toutes sortes. Elle mangea tout en feuilletant son dossier. Des papiers importants, son acte de naissance, quelques informations sur son ancienne vie... Le temps passa, les heures, sans qu'elle le réalisa vraiment. Elle n'avait même pas remarqué qu'un garçon avait passé devant elle, sans la remarquer pour autant, à différents moments, complètement plongée dans son dossier.
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MessageSujet: Re: I never said you have to be PERFECT. [Emi Keiko]   Sam 20 Oct - 13:26

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